jeudi 13 septembre 2007

Betty Dodson





Betty Dodson a été consacrée « la Papesse de la Masturbation », et « la première masturbatrice publique américaine » par Phil Donahue. Elle a publié en 1974 « Liberating Masturbation ; une méditation sur l’auto-amour » qui est devenu un grand classique, réimprimé sous le titre « Sex for One ; the Joy of Self-Loving » en 1986. Il existe aussi des vidéos sur son travail : Selfloving; Portrait of a Sexual Seminar, Celebrating Orgasn; Women's Private Selfloving Sessions, et Viva la Vulva; Women's Sex Organs Revealed. Elle anime depuis les années 70 des ateliers de masturbation pour femmes dans le but de faire apprécier les différences et la beauté des sexes féminins et d’explorer les capacités orgasmiques de chacune en développant son adresse masturbatoire. Selon elle, pour travailler sérieusement sur l’anorgasmie, il faut y consacrer 2 soirs par semaine (1h30 minimum) pendant 5 semaines.
www.bettydodson.com


Betty Dodson a accepté d'être étudiée par des chercheurs qui étudient le phénomène orgasmique chez la femme. Ils la raccordent à pleins de fils et d'électrodes, mais l'interrompent brusquement au milieu de son 3ème.



«…. Plus tard, j’ai appris pourquoi mes amants techniciens avaient court-circuité mon super orgasme. Ils avaient pensé que j’étais au bord d’une crise cardiaque ! Selon leurs graphiques, l’extase était préjudiciable à la santé. Quelle imbecillité scientifique! Cela faisait des années que j’avais des orgasmes de ce genre. Mon cœur aimait l’exercice, et je me sentais toujours très bien après coup – à la fois reposée et en paix avec le monde.
La lecture de mon EEG était fascinante, mais que voulait-elle dire ? Raymond m’expliqua que le cerveau produit des decharges électriques à différentes fréquences, alpha, bêta, thêta et delta. Nous passons la plus grande partie de nos journées en ondes bêta, le royaume de la conscience ordinaire et du raisonnement rationnel. Les ondes sont alors plus rapides, et ralentissent à mesure que nous entrons profondément dans le cerveau. Alpha est le domaine créatif. A de nombreuses reprises dans la journée, nous entrons inconsciemment en ondes alpha, que ce soit dans des moments d’intuition, d’inspiration ou de rêverie. Il y a aussi un sommeil alpha ou REM (Rapid Eye Movement) qui est celui des rêves dont nous gardons le souvenir. C’est un sommeil très profond avec très peu ou pas de rêves – le niveau de la transe ou des états hypnotiques. J’ai entendu parler de maîtres yoga qui entrent en ondes thêta consciemment par le biais de la méditation. Delta est le niveau le plus profond, celui du coma et de la suspension de l’activité musculaire volontaire.
L’expérience Rutgers était logique. Dès l’instant où j’ai allumé mon vibro, les ondes de mon cerveau sont passées en alpha et y sont restées pendant toute la masturbation, à l’exception des moments précédant l’orgasme moyen et l’énorme orgasme qu’ils n’ont pas enregistré. A ces moments-là, les ondes passaient en thêta. J’étais dans une dimension plus profonde de mon cerveau pour vivre ce plaisir. Mon corps était dans un état de sommeil, rapide, profond, reposant, alors qu’il bougeait, que mon cœur battait fort et que mes muscles se préparaient à l’orgasme. Tout cela s’était produit dans un état d’éveil. »[1]
P122


« A la vue de la vulve le diable lui-même s’enfuit. »
Sigmund Freud


[1] Dodson, Betty (1996) Sex for One: The Joy of Self-Loving, Three River Press, New York, 208 p.

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